| Jogging
de la Rochette à Gerpinnes
Mercredi 15 août à 11 h
Le témoignage d'Alain, au coeur même de
la course
" Gerpinnes ou Froignée?
Course de reprise après les vacances : il s’agissait
de vérifier si on s’était bien reposés.
Oui mais problème : j’étais orphelin et pour
cause ! Vincianne était empêchée de course
pour cause d’entraînement.
Qui va me donner mon rythme, qui va me soutenir lorsque je
m’écroulerai, qui va me forcer à continuer
lorsque cela fera trop mal ? Eh oui, personne.
Ligne de départ : déjà je me retrouve
au troisième rang. Ce n’est pas vraiment ma place…
Je veux me mettre un peu plus à l’arrière
mais trop tard. Nervosité, merde j’ai pas programmé
ma montre polar. Vite, il est déjà 11 heures, panique…
Bang, le coup de canon du départ et on part sans réfléchir.
Mais me voilà en compagnie de Serge et Emilie. Serge
dit qu’on est parti lentement. Cela me rassure puisque je
suis en compagnie de coureurs d’une autre envergure que
moi. C’est eux qui vont trop lentement et moi je suis à
mon rythme. Bon, on continue. Premier km en 3’45’’
: trop vite ! Mais non, on est en descente et la descente va durer
près de 3 km. Chouette, vient ensuite le plat, on repasse
à un rythme normal. Serge est déjà parti
depuis longtemps mais Emilie est toujours là. Eh oui, j’avais
pris la décision de la suivre pendant les 5 premiers km,
sachant bien que je devrais la regarder partir à un moment
ou à un autre. Les 5 premiers km se font au rythme de notre
respiration, parce que elle respire aussi très fort quand
elle court ! Mais moi, je respire trop fort, j’avale de
l’air. Tout à coup, éructation tonitruante
de ma part. Tout le monde se retourne. Sorry, je dis en rougissant.
C’est pas vrai j’étais déjà rouge
d’effort depuis longtemps. Le problème est que dans
cette partie de peloton, je connais personne. De toute façon,
pas question de parler, on court, on est époumoné.
Voilà une portion de chemin de pierre en descente
: dangereux pour les chevilles. M…, B… de ch…tte,
qu’est-ce que je fous ici, vivement une bonne bière.
Plus que 5 bornes. « Emilie, tu pars » je lui dis.
Elle me répond qu’elle veut pas parce qu’elle
s’est beaucoup entraînée. Ben et moi, j’ai
fait quoi ? Parce que le Bourreau, il nous a mis 6 entraînements
juste au retour des vacances. Mais, elle part quand même
et je la regarde de derrière (j’ai pas dit son derrière
mais de derrière, non mais t’as l’esprit tordu,
ami Nacqué !). Bon en parlant de derrière, ça
commence à revenir de derrière. Pas étonnant,
c’est la côte qui dure presque 4 km, une promenade,
quoi ! Et comme j’avais prévu, je suis en train d’exploser.
Pas vraiment ma tasse de thé, les côtes, mais
il faut tenir ! Tenir, tenir, tenir, Pffuu, vivement une bière,
l’enfer, j’ai soif, j’ai mal, je sais plus respirer,
j’en ai marre, il va pleuvoir, tiens une araignée,
je vois brouillé, sueur dans les yeux, ça tourne,
Oh, les arbres sont bleus, j’ai plus mal, je vole, je suis
un oiseau, je suis lourd, bois ton café, il va être
froid, j’me taperais bien une petite sieste, plus qu’une
heure de course, oh, un chat qui vole, mais il gonfle ce chat
! Il va éclater. Mais que fait la police ? J’boirais
bien un bon sandwich et je mangerais bien une petite bière.
La vie est belle, on souffre, le ciel brille et le soleil est
bleu. Et j’ai pas consommé de substance illicite,
à part un ou deux pastis samedi midi. Ah le pastis, quel
divin nectar…Tiens le monde redevient plus réel,
normal, c’est le 9ème km, la côte est terminée.
Reste plus qu’à accélérer jusqu’à
l’arrivée qui arrive bien vite. C’est chouette
car j’ai pas perdu de place.
Vincianne, je te dédie ces km de souffrance pour que
tu courres encore longtemps avec moi. Quant à Emilie, ça
fait quelque bornes que je ne la vois plus : elle s’est
éloignée lentement mais inexorablement… Finalement,
la course m’a semblé assez courte Ai-je vraiment
souffert, nooon ! « Peut mieux faire ! » dirait le
bourreau. Probablement que si Vincianne avait été
là, je me serais moins écroulé à la
fin. Parce que côté feignasse, je m’impose
un peu. Serge, je crois pas que ce soit la course de ma vie, j’espère
qu’il y en aura d’autres comme celle-là. Quant
à s’entraîner en cachette, c’est pas
vrai : tout le monde sait qu’on s’entraîne 5
fois/semaine et qu’on s’époumone chaque mercredi
sur la piste pour les doux yeux et la moustache frétillante
du Bourreau !
Reste maintenant la récompense : une bonne bière,
plutôt 2 (parce que 2 jambes). Bon maintenant je vais rejoindre
Vincianne. Oh, il me reste un ticket en poche. Je vais quand même
pas le gaspiller. Et hop, une troisième bière pour
la troisième jambe. Pas mal, hein pour un unijambiste !
Commentaires d'Anne : "Fais gaffe à ce que
tu prends pour te doper, il semble qu'il y ait des effets secondaires
néfastes au niveau de la vision! "
Fiche technique
Départ groupé du stade de la Dodaine à 9h15
Distance : 10,6Km
Contact : 071/50.37.70
Adresse du jour : départ de la course à Fromiée,
sur la route de Gerpinnes à Biesme
Courses pour enfants de - de 6 à 14 ans à partir
de 10h
Les courses "jeunes foulées" font partie du
challenge "Mettet Kids".
cadeau à l'arrivée pour tous les jeunes, tombola
des dossards avec VTT trotinettes électriques et autres
beaux cadeaux
.
Course champêtre avec incursion dans la fôret domaniale
du Tournibus.
Cadeau pour tous à l'arrivée tombola des dossards
avec des paniers du terroir !
Prix aux trois premiers de chaque categorie
Vestiaires, douches et petite restauration (BBQ) Ambiance festive,
estaminet espagnol et sangria.
Nombreux lots !
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