Nivelles Athlétic Club

 

Oisquercq 2007

Classement des naqués 2007

Compte-rendu de notre envoyé spécial Alain OGRT à Oisquercq.

"Un entraînement entre 140 bpm et 155 qu’il disait le bourreau pour ce samedi. Oui, mais l’envie était trop forte de retrouver les amis Nacqués lors d’une course. C’est vrai, la dernière course, pour le plaisir entre nous, c’était Ecaussines. Ca fait trop longtemps qu’on n’a plus couru ensemble pour le plaisir. Donc, nous voilà partis à Oisquercq … pour le plaisir.

Chouette, dès l’arrivée en voiture, on voit Bernard. On ne sera pas tout seuls donc. Mais dès l’inscription, on déchante : on voit le profil de l’épreuve : ça monte, très fort et très longtemps. On ne peut plus reculer maintenant. L’échauffement nous dit quelque part que ce ne sera pas vraiment à l’aise. Surtout que la concurrence directe est là : Camion, Olivier, Jean-Marie, Joël, Bernard, … Tous les Nacqués groupés en un seul bloc sur la ligne de départ, les recommandations de l’organisateur (que l’on entend jamais car on est trop loin de lui et on parle trop fort), l’énervement du départ (l’adrélanine, à ce qu’il paraît) et on lâche les fauves. Camion et Jean-Marie partent très fort, moi je m’accroche. Et oui, déjà la première dénivellation, longue, très longue. Je vois Olivier en point de mire. Non, je ne peux pas me laisser distancer. On part vite, trop vite pour les 4 premier km. La deuxième côte est avalée comme la première, beaucoup trop vite. Il va falloir tenir, Olivier est toujours là devant mais pas moyen de le rejoindre pour faire la course ensemble. La descente fait très mal aux muscles. Olivier me voit au loin et me lance des encouragements. Ca fait chaud au cœur surtout à un moment où j’avais envie de relâcher un peu l’allure. Ben oui, j’étais crevé mais ça m’a donné l’énergie pour relancer.

Enfin le passage plat le long du canal, ça devrait aller, oui mais c’est sans compter sur le vent qui nous freine par rafales. Je souffre mais Olivier est de plus en plus près. Il me crie qu’il n’en peut plus et de partir sans lui. Bon je continue à mon rythme. Il me racontera à l’arrivée qu’il m’a perdu de vue et qu’il s’est arrêté un peu. L’enfer, je dis ! Surtout que voici la troisième côte au 9ème km qui semble plus raide et plus longue que les autre. La moyenne chute vers les 11km/h mais il faut tenir, tenir,… La sueur et le soleil m’aveuglent. Je suis seul au sommet, tout seul, personne derrière, personne devant. Heureusement qu’il y a les signaleurs.

Dernière partie du parcours : descente type trail dans les chemins de terre. Il faut ralentir pour ne pas se péter les chevilles. Tap, Tap, Tap, j’entends derrière, un concurrent me rejoint. M’en fous, trop crevé pour regarder. Il me dépasse, suivi par Olivier, le miraculé qui a retrouvé ses jambes. Il me dépasse, je lui crie de ralentir car on est sur une base de + /- 4 min du km. Non, 3’50 il me crie ! Bon, c’est la fin, il faut tenir, j’essaie de lui emboîter la foulée, je grimace mais je tiens. Portefeuille avec l’autre concurrent, on termine à l’arrachée et l’autre concurrent nous passe tous les deux sur la ligne et nous terminons tous deux presque main dans la main. Voila une super course entre Nacqués !

Mais que sont devenus les autres. Voilà Camion qui passe la ligne suivi de Jean-Marie et Joël, tous regard livide tout comme moi. Et puis surprise voilà déjà Vincianne qui arrive ! Elle avait dit qu’elle le ferait en entraînement ! Mon œil, surtout qu’elle arrive 3ème de la course et 1ère de sa catégorie. Fierté de son homme ! Ca aussi, c’est une des raisons pour laquelle je cours.

Après l’effort, le réconfort, ile ne reste plus qu’à se retrouver autour d’un bon verre se disant que rien ne remplacera jamais cette ambiance d’amitié dans l’adversité qui caractérise notre club.


Allez, Bonnes Vacances à tous et à la prochaine course. Pour nous, ce sera dimanche prochain : on refait le trail du Grand Vallon dans les Hautes-Alpes que nous avions fait, il y a deux ans, et qui m’avait permis d’avoir mon nom dans le tableau des records du Nac, de manière tout-à-fait inattendue, d’ailleurs.

Allez, on se revoit tous en forme sur la piste au mois d’août."

Oisquercq 2006

Un mot du Poney:

"Els:" je me suis trompée de course, je ne voulais plus la faire" "plus jamais,c'est la dernière fois"
Et pourtant en pleine course Els est allée boire un verre à une guinguette le long du parcours!
Véronique avait décidé de trottiner mais finalement ses jambes ont été plus vite que prévu!
Je crois que, à cette heure, Nathalie ronchonne toujours, les autres ont l'air contents!

La course démarre par 3km assez HARD(pour moi)mais il fait beau, pas trop chaud, ça roule.
Apès ces kms je suis le dernière (comme d'hab)et j'imagine les autres en pleine forme à du 15 km/h, je râle. Tant pis, le parcours est sympa, pas trop dur.

A l'arrivée je rejoins les pros du NAC déjà reposés derrière un verre d'eau chaude. Les naqués ont l'air heureux de leur sortie, à la prochaine..... "

Véro:

"Super! Un nouveau (une nouvelle, pardon!)reporter se lance! Merci le poulain !(c'est plus sympa et il y a plus d'espoir derrière ce nom!)C'était en effet une course dure, surtout les trois premiers km, mais le temps était avec nous et le parcours joli et varié! Nous étions une quinzaine de naqués, mais après la douche,...pfft, tout le monde (ou presque) s'est éclipsé et peu de naqués étaient présents pour applaudir le podium de Julien Colson, troisième de sa catégorie et 30 ème (je pense!) de la course. "

Merci!