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Le marathon du Beaujolais
20/11/2005 Guy Lacaille
Témoignage de l'enfer: Guy a vu
le mur!
« Si vous voulez courir, courez un "mile ».
«Si voulez avoir une autre vision de la vie, alors courez
un marathon.»
Emile Satopek
Oui, j'ai connu l'enfer du mur à 7 km de l'arrivée
... !
Marc dit le Bourreau :
Guy, tu manques de fond et cela est primordial pour le marathon
...
Tu dois partir assez doucement, parce que ce n’est pas en
8 semaines que tu vas pouvoir avoir la capacité de maintenir
une allure soutenue durant 4h00’
Durant mon entraînement, je suis resté trois
semaines au lit : il était donc foutu ...
Si j'avais été raisonnable, l'annulation aurait
été normale mais un naqué est il raisonnable
... ?
Au départ, je me suis dit, je vais commencer par un
semi et puis on verra bien.
Je peux vous dire que l'ambiance du marathon du Beaujolais est
tout à fait fantastique et même extraordinaire.
Après 21 km, l'ambiance était trop forte mais aussi,
j'avais un bon rythme et j'étais dans les temps de 4hr
(+/-).
Bien entendu, au 35ème km, la cata : le mur dont tout le
monde me parlait était bien là.
Je ne l'avais jamais rencontré, je ne le connaissais pas,
le cerveau coupe les jambes, plus moyen de continuer sinon assez
lent vous voyez ce que je veux dire ... !
A quatre kilomètres de l'arrivée, Brigitte est venue
me chercher : heureusement, cela aide ... nous avons terminé
ENSEMBLE !
A l'arrivée, quand le commentateur dit : "c'est Guy
du Nac de Nivelles, bravo ...",
vous savez que c'est terminé et vous avec immédiatement
une sensation de bien être et un sentiment de réussite
tout à fait extraordinaire que vous ne pouvez pas connaître
si vous n'avez jamais fait un marathon.
Nous sommes passés par huit châteaux et dans
les caves en plus ... que du jus de raisin : très bon pour
les sportifs !
Il est difficile de décrire un marathon dans les vignes
tant l'ambiance est formidable !
Au 35ème kilomètres, un "marcheur" me
dit : j'ai commis une bêtise, j'ai bu sept verres de Beaujolais,
pour moi c'est terminé, je vais marcher jusqu'au bout.
Et le temps ?
Qu’importe, puisse que j’avais eu l’ivresse
… du Beaujolais !
GUY
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