Nivelles Athlétic Club

 

5000m piste Nac 9 mai 2007

Les commentaires éclairés de notre envoyé spécial Alain Trgo l'unijambiste éclairé

"Ah quelle belle soirée que celle du 5000 du NAC: on y voit tout le monde s'époumonner et souffrir. Que l'on soit élite ou simplement coureur pour le plaisir, on y voit tout le monde se donner au maximum pour réaliser le meilleur chrono. Certes la vitesse entre tous les concurrents n'est pas la même (et oui, il y en a des ceusses qui vont plus vite, même trop vite), mais le point commun entre tous, c'est qu'en passant la ligne d'arrivée tout le monde a souffert de la même manière, du premier au dernier ! (euh, enfin je crois...). C'est ainsi que j'ai vu ma douce et tendre s'écrouler après avoir franchi la ligne, j'ai vu "petite soeur" s'écrouler sur les 3 derniers tours, alors que le rythme était bien soutenu auparavant, j'ai vu le visage de celle avec qui j'ai connu des moments inoubliables à Amsterdam (c'est quoi ça? Et oui, fau se mettre au courant de l'histoire des Nacqués) se décomposer dans les derniers tours, j'ai vu de solides gaillards, muscles tétanisés, ne plus savoir accélérer dans le dernier tour, j'ai vu le visage de notre Bourreau se crisper de plus en plus au fil des tours, les veines lui sortant de la tête jusqu'à devenir presque méconnaissable. Et puis, on m'a encore une fois entendu cracher bruyammant ma souffrance dans les derniers 100 mètres.

Mais une fois la ligne d'arrivée franchie (euh, plutôt quelques minutes après, faut se laisser le temps de récupérer, hein, madame !), les sourires reviennent sur le visages, heureux d'être arrivés au bout de l'épreuve. Sourires pour ceux qui ont réalisé leur objectif (n'est-ce-pas, Bourreau ? Ah, il avait la moustache qui frétillait et l'étincelle malicieuse dans l'oeil, notre Bourreau) mais aussi sourire pour ceux qui avait courru un peu moins vite que prévu. En effet, autour d'un bon verre, on pouvait se consoler avec les conseils et les encouragements de chacun pour continuer à s'entraîner, témoin de l'esprit de franche camaraderie et d'amitié qui règne au sein du NAC.

Et pendant l'épreuve, ce qui était génial, c'était les encouragements de tous. On est téléportés par ces encouragements. Moi-même, même si je n'y répondais pas (et ouais, j'savais plus parler, pus d'souffle, crevé ti, envie d'arrêter), rien qu'à les entendre, il me poussait des ailes aux pieds. Un grand merci chaleureux à tous ceux et celles qui ont crié mon nom à chaque tour.

Bon, allez, salut amis Nacqués et nacquettes, il faut que j'retourne bosser maintenant, surtout que je pars à l'étranger maintenant. Mais pas pour longtemps, dès ce WE, je vais pouvoir reprendre l'entraînement avec vous pour le prochain objectif: les 20 kms de Bruxelles.

Bonnes pulses ! (Tiens au fait, j'ai plus de pulses, moi. Le bourreau m'a interdit de courir avec le polar, va savoir pourquoi)"