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Anne à la montagne
Juillet 2007
"Bien cher Serge, (ndlr : merci bien chère
Anne!)
Je t’envoie ce petit mail pour expier mes pêchers.
Hé oui, j’ai succombé à la tentation
(ndlr : Anne, c'était une pomme, pas une pêche!).
En effet, j’étais tranquillement en vacances
dans les Pyrénées, je vais acheter mon pain et sur
la porte de la boulangerie je vois une affiche : « course
pédestre ».
C’est pour le lendemain, 11,5 km, pourquoi pas ?
Je vais me renseigner à l’office du tourisme
où l’on me fait un rapide topo de la course. Hé
oui, j’avais oublié que nous étions dans les
Pyrénées et il n’y a ni Ravel, ni chemin de
hallage, ça monte dans le coin !
Bref, la contagion de tous ces fêlés du NAC,
me voilà aussi fêlée qu’eux et je me
laisse tenter.
Et le samedi à 9 heures du matin, me voilà
sur la ligne de départ. Une chance, une fine pluie tombe
(on m’avait dit que la course se déroulait en plein
soleil, c’est pas le cas, tant mieux). On prend un premier
départ pour traverser le village et à la sortie
du village, le vrai départ est donné. Les 500 premiers
mètres sont fastoches et puis, c’est parti pour la
première et unique côte, qui prendra fin sur la ligne
d’arrivée. J’avais oublié de te dire,
il y a un dénivelé de 850 m, mais c’est la
mythique montée du Pla d’Adet comme dit la pub de
la course. Pla d’Adet qui a vu l’arrivée de
plusieurs étapes de tour de France !
Me voilà partie, tout doucement pour commencer, premier
lacet, j’en dépasse déjà qui marchent,
premier ravitaillement, une figue et un verre d’eau et me
voilà repartie. On rentre dans le brouillard, il ne fait
pas chaud, mais je transpire quand même ! Deuxième
ravitaillement, un abricot et c’est reparti. Le maillot
jaune me dépasse (coureur de fond de Castres), il a un
bon rythme, je m’accroche. Troisième ravitaillement,
quelques raisins cette fois ci et je dépasse le maillot
jaune, il me dit avoir un coup de barre,c’est étonnant,
moi pas …je ne dirai plus jamais que je n’aime pas
les côtes ! Dernier kilomètre, la pente augmente
encore le maillot jaune me rattrape, je m’accroche et on
passe la ligne d’arrivée ensemble, en 1h 25’
25’’. C’est juré, je ferais mieux la
prochaine fois, car j’aurais pu partir plus vite…
je n’ai pas assez craché mes poumons comme dirait
l’unijambiste. Je pense que je suis réconciliée
avec les côtes.
A l’arrivée, Coca, jus d’orange, gâteau,
baguette/camembert, fruits secs, bananes, oranges… et pour
la descente, téléphérique, époustouflant,
surtout qu’avec le brouillard, les cables disparaissaient
dans les nuages, t’aurais certainement aimé !
Enfin, à la remise des prix, kir, vin, pizza et quiches
! On est bien reçus dans les courses en France. Dommage,
j’étais 2ème de ma catégorie, un peu
moins de 5 minutes derrière la première de la course.
En attache, tu trouveras une photo d’une partie de
la montée, une autre du site de l’arrivée
et enfin un souvenir du NAC en vacances. Pour l’anecdote,
cette photo a été prise par Geneviève Huvelle
que nous avons croisée lors de la randonnée.
A bientôt.
Anne



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