Nivelles Athlétic Club

 

Marathon d'Amsterdam

19/10/2008

Le témoignage d'Hubert Magotteaux

"Il y a des marins qui..., et hier il y avait surtout des coureurs qui faisaient tous de leur mieux pour arriver au bout.
C'est cette ville que j'ai choisi pour mon premier marathon, et je ne le regrette pas.
La beauté de la ville, les paysages le long de l'Amstel, le stade olympique qui fête cette année ses 80 ans,l'organisation parfaite de l'événement dans les moindres détails, tout était réuni pour faire de ce jour un jour inoubliable.
Mes prétentions étaient modestes : je voulais terminer dans un état de forme satisfaisant et en plus ou moins 4h (oui, je sais, Marc, tu m'avais dit un peu moins que ça, mais je suis prudent de nature).
J'avais donc noté les temps de passage tous les 5 km sur une base de 3h55 et j'ai essayé de les respecter le mieux possible.
Au semi j'avais 1 minute de retard sur mes temps, les sensations étaient très bonnes et je prenais vraiment bcp de plaisir, j'étais à fond dans la course. Jusqu'au km 35, pas de problèmes, bonnes sensations, mais j'ai commencé alors à "sentir" les km dans les jambes. J'ai surtout commencé à avoir assez mal à un orteil (j'ai vu à l'arrivée qu'il y avait une poche de sang sous l'ongle) ainsi que de petites crampes de temps en temps.
C'est à ce moment qu'un coureur français (de Nancy) m'a interpellé pour m'encourager. Il avait du mal lui aussi, pour lui aussi, c'était son 1er,...
On s'est tiré comme ça l'un l'autre pendant environ 4 km. Ca m'a bcp aidé et j'ai pu retrouver une allure normale, je ne sentais même plus mon pied qui m'avait pourtant fait souffrir quelque km avant. Vers le km 39, le copain français me dit qu'il n'en peut vraiment plus et me dit de continuer. Un peu plus loin, je rejoins yves Jacques qui n'est visiblement pas dans son meilleur jour. J'essaie de le tirer avec moi, mais il ne se sent vraiment pas bien. Je continue donc tant bien que mal, les crampes recommencent par moment, et c'est juste avant d'entrer dans le stade qu'elles sont les plus fortes.
Heureusement, il y a la foule qui est massée des deux côtés de la route et les gens qui crient, qui encouragent... C'est extraordinaire, je ne peux absolument pas arrêter, tous ces gens m'aident à puiser mes dernières forces pour arriver au but.
Puis, c'est l'entrée dans le stade, le changement de revêtement me fait du bien, je ne sens plus rien et il me semble que j'ai encore la force d'accélérer. J'aperçois mon épouse qui me fait signe, je sais maintenant que j'y suis arrivé et j'ai du mal à m'en rendre compte.
Instant magique qu'on m'a tant de fois raconté, je suis tout simplement heureux de l'avoir fait, de l'avoir géré, je pense avec le plus de régularité possible.
Je souhaite à tous les coureurs qui n'ont pas encore tenté l'aventure du marathon de le faire, c'est géant !
Je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de m'encourager et de me conseiller pour cette 1ère aventure, surtout Marc pour son programme, que j'ai essayé de suivre le mieux possible.
Merci à vous qui aurez eu le courage de me lire jusqu'au bout.
Je n'ai pas l'habitude de "m'étaler", mais cette fois j'avais très envie de faire partager toutes ces sensations et ces émotions.
A bientôt."

Et Yves Jacques:

"Bravo à toi Hubert, moi qui t'ai vu peu de temps avant et surtout après l'arrivée tu n'avais pas du tout l'impression d'avoir couru un marathon !!! Pour ma part je m'étais pourtant concocté une préparation en béton ...mais ...au 22éme alors que j'étais toujours dans mon timming de 3 h 30 une sensation de lourdeurs et de douleurs au niveau des deux jambes m'ont contraint à terminer (si on peu dire terminer quand il reste encore 20 bornes) au ralenti...4 h 11 et 32 sec. Rien à faire sur un marathon on est sûr de rien !!! Encore toutes mes félicitations à toi et en espérant se rencontrer sur encore beaucoup d'autres ."