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Marathon de Kandell (Allemagne) 09/03/2008
Régine 3h37 Bravo!
Voici son compte-rendu:
"TEMPS: sec, vent fort (c'est mon avis)
PARCOURS: plat,en forêt principalement. Longues lignes droites
"aller-retour".
ORGANISATION: parfaite.
A conseiller.
MERCI à tous pour les messages d'encouragements.
MERCI à Marc.
MERCI à Philippe,Fred et Marcela. Merci à Robin
pour ses pensées.
COMPTE-RENDU DE 3H37 DE SOUFFRANCE.
10h (pas 10h01)Ouf! C'est parti.
km5: vent fort de face sur une interminable route exposée.
km7: point de côté.
km9: crampes dans le ventre.
km10: ouf, ça passe!
km18: je n'y arriverai jamais.
km21: arrêt ravitailllement:eau et pipette beurk...
Mais repars, bon sang repars, remets la machine en route...
km25: souffrance, galère...et l'arrivée toujours
si loin. Avance, avance encore...
km30: Et voilà les crampes, je saute sur un pied...elles
passent, reviennent...
km35: Enfin, on tourne...Poursuivre, s'accrocher...tenir...
km38: merde, je saigne du nez. Mouchoir rouge vif, mains collantes
avec ces foutues pipettes. Tenir...On approche.
Les crampes, je n'en peux plus, poursuivre, poursuivre...avancer,
je n'ai plus que ces mots en tête.
km40: j'entends la musique, je vois le stade au loin, j'approche...poursuivre,
avancer toujours et toujours. Les crampes sont là.
km42: entrée dans le stade. 1/2 tour de piste. Pensée
à Marc et aux souffrances déjà endurées
sur la piste de Nivelles. Alors 200m ... je les fais en accélération.
La ligne...la ligne, elle est là, je m'effondre dans les
bras de Philippe qui me rattrappe, je suis vidée.
S'asseoir, se laisser aller...Impossible. Les crampes!!!
Elles empirent, elles sont d'une violence extrême, impossible
de résister, j'hurle, je ne peux plus me contrôler.
La Croix-Rouge arrive à mon secours...ils me couchent,
veulent me faire boire, impossible.
Elles passent quelques secondes puis reviennent et le cauchemar
recommence. Boire, boire c'est la seule chose que je comprenne
à leur allemand. Un médecin me place une perfusion
et après une dizaine de minutes je peux me détendre.
Les crampes s'espacent et deviennent de moins en moins fortes.
Philippe est à côté de moi, quel réconfort!
Après un long moment dans cette tente, péniblement
je me remets debout et soutenue par mon tendre compagnon,je peux
enfin profiter de l'idée d'avoir malgré tout terminé
un 3ème marathon. C'est promis, je recommencerai."
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