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Marathon de Berlin 2009
Le compte-rendu d'Hubert
"Après Amsterdam en 2008, cette année
changement de décor avec la ville de l'ours. Ils en mettent
partout et à toutes les sauces, mais attention, pas question
de vendre sa peau avant de l'avoir..., enfin avant la fin ...
du marathon !
Les superlatifs se bousculent pour décrire Berlin, tout
est très, trop, ... impressionnant.
Que ce soit dans les quartiers cossus de l'ouest ou dans la partie
est qui n'est plus à reconnaitre depuis la chute du mur,
tout est immense et grandiose. En 20 ans, les terrains vagues
se sont transformés en centres commerciaux futuristes,
les gratte-ciels ont poussé comme des champignons, les
plus grands groupes commerciaux internationaux sont présents
partout.
Efficaces, ces teutons !
Pour le marathon, l'organisation mise en place est bien à
la hauteur; tout est pensé et préparé avec
soin.
Cette année, 40.923 coureurs au départ, 129 nations
représentées, je vous passe les autres chiffres
et statistiques.
Ah oui, quand même, un invité de marque, le copain
Hailé Gebrselassie qui a tenté d'améliorer
son record mondial, et qui n'y est pas parvenu à cause
principalement d'une autre invitée surprise : la chaleur.
Un marathon par 24 degrés, c'est quand même un peu
beaucoup, surtout quand comme moi on met plus ou moins 4 heures
pour le faire et que la dernière heure se situe exactement
entre midi et 13 heures !
J'avais prévu d'être au moins 30 minutes à
l'avance dans mon box de départ, mais quelle galère
avec autant de monde autour de soi ! Je rejoins à grand
peine l'arrière du box à 8h 55, juste avant le signal,
et là, je dois encore patienter presque 15 minutes avant
de passer le tapis et de commencer à trottiner.
Ca fait du bien de pouvoir bouger. Les premiers km sont lents,
l'idéal pour s'échauffer et ne pas démarrer
trop vite. La foule est compacte et il faut faire constamment
attention pour ne pas se bousculer; je vais d'ailleurs assister
à plusieurs chutes dues à des accrochages durant
le marathon.
Quand j'essaie enfin de prendre mon allure de croisière,
pas moyen, je suis freiné sans arrêt, pourtant mon
allure est très moyenne.
Toute la course sera du même genre, à de rares exceptions
près, et je suis obligé de "slalomer"
sans arrêt pour maintenir une cadence plus ou moins régulière.
Il faut bien faire avec. Je voulais voir à quoi ressemble
un grand marathon, et bien, je suis servi. Ceci dit, l'ambiance
est formidable, les spectateurs sont présents en nombre
partout le long du parcours. Les organisateurs estiment à
+/- 1 million de spectateurs ! L'animation musicale est partout,
ça va de la fanfare à la techno, en passant par
les percussions ou le groupe de rock qui essaie de jouer Brown
Sugar des Stones. Quelle ambiance, pas facile de rester concentré
sur son allure et son objectif.
J'avais noté des temps de passage sur une base de 3h 45
et j'ai essayé de m'y tenir comme j'ai pu, mais j'ai un
peu faibli entre le km 25 et le km 30.
C'est alors que la 2ème course a commencé, la plus
dure. j'ai beaucoup moins vu ce qui se passait autour de moi,
la chaleur est devenue de plus en plus présente, mais je
me sentais bien et n'avais mal nulle part, juste une fatigue normale
après 3 heures de course. Les km ont alors commencé
à me paraître de plus en plus long. Je suis sûr
que certains faisaient bien 1,5 km (au moins).
Au passage j'ai montré mon maillot à une brave dame
qui tenait un drapeau français : elle s'est empressée
de m'encourager en criant "Allez Nivelles".
Les sensations étaient toujours bonnes malgré la
fatigue, et quand j'ai aperçu au bout d'une longue ligne
droite la porte de Brandebourg derrière laquelle se trouvait
l'arrivée, j'ai retrouvé de l'énergie pour
essayer de terminer en beauté.
Au fil de la course, j'ai revu mes prétentions à
la baisse et j'ai essayé de terminer sous les 3h50. Mission
réussie, je suis arrivé à ce que je voulais
: 11 km/h de moyenne.
Après la course j'ai cherché partout mon copain
Hailé, mais il ne m'avait pas attendu...
Dommage, je lui aurais conseillé de s'affilier au NAC pour
bénéficier des plans d'entraînement du Coach
! Après tout, j'ai amélioré mon temps perso
par rapport à l'année dernière, et lui, pas
:))
Si malgré tout il s'affilie, il pourra aider le nouveau
copain de Gisèle à s'entrainer pour le prochain
5000 m de mai 2010.
Ca promet d'être chaud sur la piste à Nivelles ce
jour-là !
Allez, je vais arrêter là mes élucubrations,
je sens comme un besoin de récupération avec le
sentiment du devoir accompli.
Et quel plaisir !
A bientôt à tous. "
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