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Marathon de Florence
30 novembre 2009
Le compte-rendu de Benoit Godart
( 3h29'10", 2095e sur 7201)
"Dimanche 30 novembre, piazza Michelangelo à
Florence. Il fait 6 degrés, le vent est froid et il pleut
à verse. La vue est superbe, mais je n'arrive pas à
en profiter. Même avec mon coupe-vent, je suis totalement
gelé. J'ai beau essayer de me contrôler, je tremble
de partout. Qu'est-ce qui m'a pris de me lancer dans cette aventure
? Je pense même à renoncer, mais bon, après
tant de sacrifices, ce serait dommage... Je m'abrite sous un arbre
et ne rejoins mon sas que 10 minutes avant le départ, toujours
en tremblant. A 9h20, le départ est donné, mais
il me faudra près de 4 minutes avant de passer sur le tapis
et commencer à courir. J'ai tellement froid que je garde
mon coupe-vent. Après 2 km, ça va mieux. Je me suis
un peu réchauffé et me décide à abandonner
mon coupe-vent. Petit à petit, je vais trouver mes sensations.
Par contre, la masse de coureurs et l'étroitesse des rues
empêchent tout dépassement. Il en sera ainsi pendant
près de 9 km que je ferai à environ 140 pulsations
! Ca tombe bien, Marc m'avait de toute façon recommandé
de partir doucement. Au 8e km arrive l'incident qui a failli tout
faire capoter. En voulant malgré tout dépasser un
groupe de coureurs, je heurte un énorme pot de fleurs placé
sur un trottoir avec le côté droit. Pendant quelques
centaines de mètres, ma hanche me fera souffrir et je dois
ralentir. Heureusement, le mal va s'estomper et je peux reprendre
mon rythme. Le marathon ne commencera vraiment qu'au 10e km quand
les rues deviennent plus larges. Je prendrai alors mon rythme
de croisière (environ 4'55 au km à 155 pulsations)
que je ne quitterai plus. Mes sensations s'améliorent au
fil des km et la magie du marathon opère. C'est génial.
Le public n'est pas très nombreux mais nous encourage bien.
A partir du 25e km, on rentre dans le centre historique de Florence.
Il y a beaucoup de monde à certains endroits et j'en ai
parfois la chair de poule. En plus, courir devant le célèbre
Duomo, c'est quand même un moment inoubliable. Au 28e km,
je commence à sentir mes jambes mais cela n'a aucune influence
sur mon rythme. Au 32ekm, je pense à ce que Marc m'a dit
et accélère. Pas de mur pour moi. Mon départ
prudent a certainement joué un rôle bénéfique.
Je ne commence vraiment à sentir des courbatures qu'au
35e km alors que nous traversons le parc. Les 2 derniers kilomètres
seront durs, mais finalement, ce seront aussi mes kilomètres
les plus rapides ! Ensuite, c'est la délivrance. A 200
mètres de l'arrivée, j'aperçois ma compagne
et je sens des larmes de joie que j'arrive à contenir…
jusqu'à l'arrivée. Ca y est, je l'ai fait moi aussi.
Un merveilleux moment que je ne suis pas près d'oublier.
Un grand merci à mes 2 fidèles supporters (ils se
reconnaîtront), ainsi qu'à Marc pour son programme
et ses conseils très pertinents. "
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