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Olne le Trèfle 2010
Anne Shanghai : 4 tours, 42 km d'enfer!!!
Son témoignage:
"J'ai toujours voulu faire le trèfle complet mais
on m'a toujours dit de ne pas le faire car la saison des joggings
suivait ... Cette année, rien ne me retenait (ma prochaine
course est à Pâques), si ce n'était la météo.
Je suis donc partie tranquillement, me ménageant dans les
montées, en papotant de temps en temps, c'est comme ça
que j'ai entraîné Renaud dans un 3ème tour
(j’espère qu’il ne m’en veut pas) et
une connaissance de travail dans un 4ème (je lui ai mis
15’ dans la vue dans le dernier tour, il doit me maudire
!). Je ne regrette pas cette course, même si Jean-Da me
dit que c’était dantesque, qu’il ne le ferait
plus dans de telles conditions, j’avoue en effet que j’aurais
préféré un sol gelé, sans glace et
un ciel bleu … J’aimerais quand même parler
de la 4ème boucle que peu d’entrevous connaît.
Elle est plus courte, ça c’est un bon point, il y
a plus de macadam, un autre bon point, il y a une rivière
à traverser, ça on a l’habitude, mais …
il y a un champ labouré à monter ! Ca glisse, impossible
de courir et marcher c’est super dur ! Dans le chemin tracé
par les précédents, ça glisse. Marcher sur
les mottes de terre, on en redescend en marchant comme un soulard.
Marcher entre les mottes c’est pas mieux. Mes pieds étaient
chargés de 2 kg de gadoue. Bref je pense que j’avançais
à du 3 km/h. J’étais désespérée,
et il restait 5 km à parcourir. Ensuite descente dans un
bois super glissant, prairie et puis macadam avec des belles montées
et enfin, en haut, au loin, les pylônes du terrain de foot.
Une longue ligne droite, en montée, vent de face …
ça trotte aussi dans la tête « aller Anne tu
as de la volonté », je reprends du poil de la bête
et je dépasse même quelques coureurs, j’ai
encore du punch. Et en passant la ligne d’arrivée,
j’ai pensé à ces coureurs du Mont Blanc qui
pleurent à l’arrivée. J’étais
aussi émue et je pense que si des Naqués avaient
été là j’aurais pleuré (mais
après tant de temps, ils étaient déjà
dans un bain bien chaud ou au coin du feu en train de fumer une
petite pipe). Merci à Jean-Da et à Régine
de m’avoir attendue. J’avais dit que je ne ferai plus
de marathon, c’est trop monotone, mais lors d’un trail,
le terrain change tout le temps et on ne cherche pas à
faire un temps, mais à prendre du plaisir ; je suis prête
à recommencer. Le lendemain, plus moyen de descendre les
escaliers, je me relève d’une chaise comme une petite
vieille et plus terre à terre, je devrais utiliser les
toilettes pour handicapés, il y a des poignées pour
s’asseoir et se relever ! Et comme décrassage, m’a
fille m’a emmenée faire une promenade de 2h30 dans
les bois de Seraing ! Je me reposerai jeudi dans l’avion
… A bientôt. "
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