Nivelles Athlétic Club

 

Le trèfle 2010 vu par Olivier!

"Pour la première fois, j’ai couru deux boucles du trèfle à quatre feuilles à Olne ce dimanche. J’avais entendu dire que c’était une course de fous. Pour m’encourager, Rodolphe Bodart, Serge Jacqmin et Bernard Lauwers m’ont raconté en détails toutes les horreurs du parcours pendant le trajet en voiture jusque là. Merci, les amis : votre soutien m’a été droit au cœur! Difficile de faire mieux pour me dégoûter à l’avance. Avec les conditions de cette année (pluie, verglas et grosse gadoue), c’était fou et dangereux par endroits.
J’avais convenu de faire la course avec Linda. Problème : elle a démarré assez vite, trop vite pour moi. A la première des nombreuse côtes, je l’ai dépassée au train, cependant. J’étais sûr qu’elle allait revenir sur moi dans la descente, mais la deuxième côte était déjà là. Tant pis pour Linda à qui je présente mes excuses de ne pas l’avoir attendue.
Heureusement que la pluie s’est arrêtée assez vite. Je me suis demandé comment gérer la distance de 23 kilomètres prévue au départ. Aussi, j’ai décidé de surveiller mes pulsations en ne dépassant pas 175 pulsations en montée. Une chose était sûre : les kilomètres défilaient moins vite que sur le Ravel. Après neuf kilomètres, j’avais l’impression d’être au bout du rouleau. Allais-je courir la deuxième boucle? Au ravitaillement du kilomètre 12, Serge me dit que je suis très bien classé. Je n’y crois pas beaucoup, mais c’est vrai que peu de coureurs m’ont dépassé. Cela m’a redonné du courage. Allez : un petit thé chaud et c’est reparti pour onze kilomètres! La deuxième boucle devait être plus simple que la première. Pourtant, il fallait encore passer des côtes d’où dévalait de l’eau glacée, des passages enneigés et l’interminable dernière côte. Celle-ci devait bien faire un bon kilomètre. Juste avant d’y arriver, deux petits jeunes (à peu près 35 ans) m’ont dépassé assez vite et m’ont lancé un « Ça va ? » qui devait sans doute me décourager, mais au bout de la côte, ils sont tous les deux 200 mètres derrière moi. Coup d’œil à ma montre: il reste trois kilomètres. Courage : ils ne reviendront pas sur moi! Je relance la machine au sommet et je termine le dernier kilomètre en 4’20 en dépassant encore un concurrent. Résultat : 1h57’36. Je suis épuisé, mais heureux."


Signé : Oli, le rookie d’Olne