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Marathon de Paris Avril 2011
Le témoignage d'Hubert
"Bonjour à tous,
Après quelques jours de récup, voici quelques
impressions après notre "aventure" parisienne.
A force de voir chaque année le départ en direct
sur France 3, j'avais vraiment envie de me retrouver au centre
de l'action : je n'ai pas été déçu.
Arrivée la veille, retrait du dossard et repérages
multiples qui sont essentiels dans une ville comme Paris, une
fois le jour J arrivé.
Entré dans le box des 4 h bien à temps, j'ai tout
le loisir d'observer et de goûter ce moment magique, un
peu plus haut, l'Arc de Triomphe nous surplombe majestueusement.
La tension monte peu à peu.
Puis c'est le départ, enfin pas tout à fait puisqu'il
me faut environ 8 minutes pour passer sur le tapis et déclencher
mon chrono.
Le début du marathon est très lent, il faut sans
cesse se faufiler, contourner, ralentir; il y a beaucoup trop
de monde pour trouver son allure de croisière dans les
meilleurs délais. Mais quelle ambiance ! Beaucoup d'animations
tout au long des 42 km, de la fanfare à l'orchestre Rock
en passant par les djembés, cuivres et autres majorettes.
Il y en a pour tous les goûts, mais c'est normal, nous sommes
nombreux...
Les 10 premiers km roulent tous seuls, sans effort, je sais déjà
que ce ne sera pas le jour pour améliorer mon temps perso,
mais je veux profiter au maximum de l'ambiance. Au 5ème,
j'ai la chance de voir mes supporters qui m'encouragent tant qu'ils
peuvent. Comme le dit si bien Napo, ça fait chaud au coeur
quand ce sont des gens qu'on connaît qui sont là
au milieu de la foule. Encore merci à tous.
Le semi est atteint en 1h 57', avec encore de la fraîcheur,
c'est bon signe. Il est environ 11 h 00 et ça commence
à chauffer. Heureusement, il y a des zones d'ombre, et
des postes d'épongeage en nombre,
A 2 h 08' précises, je passe le km 23, et vers le km 25
je suis à nouveau encouragé à pleins poumons
par nos amis. C'est le moment des quais de bord de Seine, après
un (trop) long tunnel au km 26, une petite photo à la sortie
en essayant de ne pas renverser les photographes au milieu de
la route.
Nous longeons N-D de Paris, le musée d'Orsay, la Tour Eiffel,
le temps est magnifique et il fait de plus en plus chaud. Au km
30 (2h 48') je me dis que ce sera encore possible en moins de
3h 55, si tout va bien. Je pense aussi que Rodolphe, lui, il a
normalement déjà terminé.
Puis c'est l'entrée dans le Bois de Boulogne au km 33.
Tout va bien, l'allure n'est pas très élevée,
mais par contre, les pulsations dérapent : au moins 10
Bpm trop haut, c'est beaucoup, mais je me sens bien.
Les km s'allongent, certains coureurs marchent, d'autres s'arrêtent
brusquement, il y en a sur le côté de la route qui
essaient de faire passer leurs crampes; je souffre pour eux, j'ai
vécu cela l'an dernier à Anvers.
Peu après le km 35 je me dis que je serai heureux de finir
juste sous les 4 h 00, j'essaie de garder toujours la même
allure, la plus régulière possible. La fatigue est
bien là, les jambes sont devenues plus lourdes : je suis
dans ma 2ème course.
Puis vient la Porte Dauphine, dans le bas de l'Avenue Foch, où
se trouve l'arrivée. Je suis dans le dernier km, j'essaie
de pousser un peu encore la machine, je passe une dernière
fois devant Mon épouse, Marc, Carine, Valérie et
Vincent qui m'encouragent, et je sens les crampes qui arrivent
dans les mollets.
Il ne reste que 300 m à peine, ce serait trop bête
de marcher maintenant, alors je continue tant bien que mal, et
enfin, je franchis la ligne d'arrivée, heureux de l'avoir
fait, mais bon dieu,je crois qu'il était temps que ça
se termine !
Verdict : 3h 58' 16", compte tenu de la chaleur, du monde
et d'un programme "allégé" à cause
de quelques petits soucis au début, je suis très
heureux d'être arrivé sous les 4h.
Ceci dit, je mesure pleinement le courage et la qualité
d'entrainement de Rodolphe, et je veux le féliciter à
nouveau pour sa performance.
Croyez-moi, à Paris, ce 10 avril, il a fait chaud, très
chaud.
Merci à tous ceux qui m'ont encouragé et aidé,
ainsi qu'à Marc pour ses conseils et son massage préparatoire.
A conseiller, à mon avis.
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