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Les malheurs de Cédric
Ou pourquoi il ne faut jamais s'inscrire à un
marathon avec lui!
Premier épisode : 1988
Ah mon ami Cédric, un des plus doués au Nac, les
dieux du ciel ne te sont guère favorables!
Tu n'as déjà pas eu de chance quand tu as atterri
dans ma scientifique spéciale au collège en 1988;
tu n'avais pas grand chose à cirer de l'analytique et tu
prêtais moins attention aux courbes enseignées par
le prof de dessin qu'à celles de ta voisine...Tu fus un
élève brillant, quoique pas trop studieux, du moins
jusqu'en mai; tu continuas à briller en juin, mais surtout
par ton absence... Ah mon salaud, pendant que je m'escrimais à
enseigner les intégrales par changement de variable dans
une salle surchauffée, tu courais dans le parc en intégrant
à ton entrainement des changements de pulsations!!
J'étais évidemment jaloux à la puissance
1000, aussi pas de chance pour toi, je t'ai demandé à
l'examen de trigonométrie de répondre à la
question suivante:
"Un escargot (hé hé...) gravit une
pyramide à base carrée de côté c et
à faces équilatérales. Il part d'un des coins
de la base et parcourt successivement les faces. Sur chaque face,
il suit une piste rectiligne qui fait un angle t avec le côté
de la base de cette face. Combien de fois doit-il changer de face
pour arriver à une hauteur supérieure aux 2/3 de
la pyramide?"
Bien fait pour toi, na!
Tu ne m'en as pas voulu, car tu étais beau joueur, je
t'en remercie!
Deuxième épisode : le marathon
de Paris 1999
Cette année là devait être la tienne! Tu
avais préparé ce marathon comme un vrai pro. Déjà
la veille, tu m'avais dépassé sur l'autoroute à
une allure qui aurait pu faire frémir les moustaches de
José et affoler son radar. Tu étais chaud!
Cette même veille au soir, nous avons eu encore très
chaud... Nous étions descendus dans le même hôtel
qu'un autre groupe de coureurs du marathon, une bande assez surréaliste
de...nivellois, membres d'un certain Fanajog (note pour ceux qui
les connaissent: Quentin Plaquet, Eric Hérion, Thierry
Bultot, Christian Pening Nac maintenant, et peut-être Marcel?).
On les accompagne au resto; tu prends comme moi des pâtes
au coulis de tomate, un point c'est tout, et on voit à
ce moment déferler chez nos voisins du Fanajog escargots
de Bourgogne, pâté forestier, scampis sauce piquante,
contrefilet béarnaise avec frites, et 6 bouteilles de Beaujolais
Villages...(là j'ai eu du mal à résister...),
suivis de dame blanche, sabayon et mousse au chocolat... Tout
cela à moins de 12h du départ du marathon... Nous
n'avions jamais vu ça et nous ne l'avons plus jamais vu
depuis d'ailleurs... Nous sommes toi et moi rentrés sagement
à l'hôtel pendant que le Fanajog terminait sur Pigalle...ouf
ils n'ont pas fait trop de bruit en rentrant, mais ils ont eu
bien du mal à être prêts pour le départ
du marathon (et surtout à le terminer disent les mauvaises
langues...).
Jour J, départ à 9h, les conditions climatiques
sont idéales, les Champs Elisées noirs de ...coureurs
(surtout à l'avant du peloton...). Qui est là? Notre
nationale Marleen Renders... Cher Cédric, je te vois prendre
le départ juste derrière elle, derrière qu'elle
avait d'ailleurs magnifique à l'époque. Tu passes
au semi en 1h13, excusez du peu... Tu es parti pour la gloire...
Et paf!! Au km 40, j'aperçois devant moi au loin, une
masse presque inerte qui semble ramper sur l'asphalte... C'était
toi, tu grimaçais de douleur... Nous étions presque
à Pâques et les cloches ne t'avaient pas raté.
Les pieds en sang, tu essayais de terminer sur les genoux... Quand
tu es arrivé, Marleen était déjà sur
le chemin de Bruxelles... Mais ouf, l'honneur fut sauf, aucun
Fanajog ne t'a dépassé...
La poisse ne t'avait pas évité, mais le pire restait
à venir...
.......................... La suite au prochain épisode:
le marathon du Touquet 2000..........
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